Islande 2023

KALD SOL

Le film met en lumière les ressources surprenantes des pays froids et la quête de vagues dictée par une météo imprévisible.
Samuel Redon, jeune surfeur professionnel habitué aux eaux chaudes, s’apprête à découvrir un tout autre univers de surf.

À travers les tempêtes, les vents puissants, la neige et les routes glissantes, il parcourt l’île en compagnie de la No Palm Tree Surfing Association, qui guide les passionnés à travers des terres sauvages et reculées.
Christophe et Quentin, deux surfeurs amateurs, se joignent à l’aventure.

Les destinations rudes ne sont pas réservées aux professionnels — c’est le message que nous souhaitons partager.

AUX DERNIÈRES OCCASIONS, TOUT TENTER

Alerte rouge météo pour la fin de journée sur tout le pays. La houle de nord rentre ce Lundi avec 5 à 6m pour 13/14 secondes de période. Nos spots habituels saturent, direction les zones repérées à 1h30 de voiture. Chaque parcelle du bitume est recouverte de la neige tombée la nuit. Arrivés au spot vers midi, une éclaircie insinue que c'est le moment ou jamais.

Plusieurs droites déroulent, mais c'est difficile de se rendre compte s'il sera possible d'y frayer un chemin. Quentin est déjà en train de se changer. Impossible de rater cette occasion qui semble être la dernière. Toto et Pistache rebroussent chemin vers Anish Point, car ici, la vague est typée longboard. Transfert de matériel, et déjà, le ciel commence à virer gris foncé. “Je me souviens de rentrer dans l'eau avec le dernier rayon de lumière. Je galère un peu à trouver le pic sur ce spot inconnu et après deux vagues, je me rends compte que je ne suis pas assez à l’inside, je peux remonter encore plus loin pour avoir un ride plus long sans me faire enfermer par la première section en partant tôt avec le log. Rapidement, la neige commence à tomber fort, mais le vent reste Off, quelques vagues s'enchaînent et un phoque me tient compagnie.

Au bout de même pas 1/2 heure dans l'eau, je distingue de moins en moins le rivage et du pic, je ne vois plus le 4x4 qui me servait de repère. Soudain, je me sens tiré vers le large, le vent tourne très vite et surtout souffle très fort, je dois sortir au plus vite. En quelques minutes, c'est l'apocalypse, impossible de rester là, on ne distingue plus rien. Balayés par le vent et la neige, pas moyen de charger la planche sur la galerie ni de se changer, on entasse tout comme on peut dans le Def. Le chemin du retour est sportif, on a l'impression de rouler en aveugle parfois à 20km/H maxi, nous sommes restés à peine 1h15 sur place la météo a changé beaucoup plus vite que prévu, comme souvent..

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